Histoire

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L’histoire de la Pride

En Belgique, la première « journée homo » a eu lieu le 18 mars 1978 à Gand. Elle était organisée par le groupe Rooie Vlinder, un groupe féministe de gauche adoptant une approche extrêmement activiste.

La 2e fois où les homos et les lesbiennes ont fait entendre leur voix dans la rue a été la « journée internationale de l’homosexualité » qui s’est déroulée le samedi 5 mai 1979 à Anvers et qui s’est clôturée en soirée par la « Janettennacht » par laquelle le groupe Rooie Vlinder a voulu démontrer que l’on pouvait être fier d’être homosexuel. Un an plus tard, le groupe Rooie Vlinder a assuré, avec la Federatie Werkgroepen Homofilie (FWH) et l’association bruxelloise CCL, l’organisation de la « journée nationale homosexuelle et lesbienne » de Bruxelles.

En 1981, la manifestation s’est de nouveau déroulée à Anvers, mais comme le groupe de Rooie Vlinder a cessé d’exister cette année-là et que la FWH n’a pas survécu à ses propres dissensions internes, on n’a pas pu organiser un « Samedi Rose » (Roze Zaterdag) chaque année pendant la décennie 1980. Les femmes lesbiennes estimant que les Samedis Roses étaient trop dominés par les hommes, elles ont organisé en 1983 et pour la première fois une Journée des Lesbiennes à part entière. Celle-ci se tient à Gand depuis 1986 et a été rebaptisée L-day par la suite.

S’inspirant du Samedi Rose néerlandais, la FWH et le Roze Aktiefront (RAF) se sont regroupés au sein d’un comité, et un Samedi Rose a de nouveau été organisé à Anvers le 5 mai 1990, après quoi il s’est tenu tous les deux ans.

À partir de 1996, la manifestation a lieu chaque année au mois de mai à Bruxelles, et 77 organisations ont été impliquées dans l’organisation de cette nouvelle série de manifestations. En 1996, près de 2 500 visiteurs assistent à cet événement qui prend désormais le nom de Belgian Lesbian and Gay Pride.

Pride Parade 2017. © TBP, Olivier Habert
© TBP, Olivier Habert
De begindagen van de Pride. © RAF
© RAF

Cette appellation anglaise avait pour but de trouver un dénominateur commun mieux adapté aux trois communautés linguistiques de Belgique. Comme différents groupes possédant chacun leur propre identité s’étaient réunis et que l’ancienne dénomination ne couvrait plus vraiment le contenu réel, l’organisation a adopté en 2010 son nom actuel, à savoir The Belgian Pride. Par référence à l’adresse du site Web, l’événement bruxellois et les activités ont été baptisés Pride.be. Depuis 2017, on utilise l’appellation « Belgian Pride ».

Après les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016, on a tout d’abord hésité à organiser la Belgian Pride le 14 mai de cette même année, mais les organisateurs n’ont pas voulu céder face au terrorisme. Normalement, la grande Pride Parade commence et se termine systématiquement sur la Place de la Bourse, mais celle-ci étant encore utilisée pour commémorer les attentats, le point de départ et d’arrivée a été déplacé au Mont des Arts. En 2015, la Belgian Pride a attiré près de 100 000 visiteurs.

À l’occasion de la Journée Internationale contre l’Homophobie et la Transphobie du 17 mai et de la Belgian Pride du 20 mai 2017, 6 passages pour piétons arc-en-ciel ont été créés à Bruxelles, un bus de la STIB a arboré les couleurs de l’arc-en-ciel, on a créé plusieurs feux de signalisation homo et diverses grandes entreprises ainsi que la gare de Bruxelles-Central ont repeint leurs façades aux couleurs de l’arc-en-ciel. Tout comme en 2016, le Mont des Arts a une nouvelle fois constitué le point de départ et d’arrivée de la parade, mais comme celle-ci empruntait des rues plus étroites, il n’a plus été possible de recourir à de grands véhicules. Près de 90 000 personnes se sont rendues dans la capitale belge pour assister à l’événement.